La lourde défaite concédée face à la Suède (5-1) a scellé le sort de Sabri Lamouchi. Le sélectionneur tunisien a été remercié en pleine phase finale du Mondial, et c'est Hervé Renard qui a été choisi pour lui succéder dans l'urgence. Désormais arrivé au sein de la délégation tunisienne, le technicien français a tenu sa première conférence de presse, l'occasion d'adresser un message empreint de respect à son prédécesseur.
Un début de Mondial pour le moins mouvementé
L'aventure de la Tunisie en Coupe du monde a pris un tournant inattendu dès son entrée en lice. Après le revers inaugural face à la Suède (5-1), les Aigles de Carthage ont décidé de se séparer de leur entraîneur. Sabri Lamouchi a donc été écarté en pleine compétition. Mais la Fédération tunisienne n'a pas perdu de temps pour lui trouver un successeur : Hervé Renard a été nommé à la tête de la sélection et a déjà rejoint son nouveau groupe de l'autre côté de l'Atlantique.
« Il faut lui rendre hommage »
À peine arrivé, Hervé Renard s'est exprimé devant les médias. « Quand on m'a contacté, je n'ai pas hésité une seconde. Dans le football, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Et puis, c'est une Coupe du monde, un événement unique. Je connais la passion qui l'entoure, et c'est ce qui m'a poussé à accepter. C'est un défi difficile mais très stimulant », a-t-il confié. Il a ensuite tenu à glisser un mot pour Sabri Lamouchi : « Je le connais personnellement. Quand ce genre de situation arrive à un collègue, je me mets toujours à sa place, car je l'ai vécu moi-même et c'est très dur. Il faut lui rendre hommage. Il a payé les pots cassés de ce premier match manqué, et je suis convaincu que les joueurs en sont conscients et sont peinés pour lui ».
Renard prudent avant d'affronter le Japon
Interrogé sur sa philosophie de travail, Renard a insisté sur la cohésion : « Il ne faut pas juger un coach sur sa nationalité, mais sur sa personnalité et ce qu'il peut apporter. Je dois amener une dynamique positive, que tout le monde tire dans le même sens et fasse preuve de solidarité. Nous formons un groupe, une équipe. Ce sont des éléments qui ont peut-être fait défaut lors du premier match, et il faut les retrouver rapidement car le temps est compté ». Enfin, le nouveau sélectionneur s'est projeté sur le prochain adversaire des Tunisiens, le Japon : « Je connais très bien le Japon. Pour moi, c'est la meilleure équipe d'Asie. Leurs matchs de préparation ont été excellents, avec des résultats très solides, et leur première rencontre contre les Pays-Bas a aussi été une belle performance ».