Ce mardi soir, le PSG défend son avance de deux buts acquise au match aller face à Liverpool. Les hommes de Luis Enrique se déplacent à Anfield avec l'ambition de valider leur billet pour les demi-finales de la Ligue des champions. Mais avant même le coup d'envoi, une décision de l'UEFA fait jaser : la désignation de l'arbitre italien Maurizio Mariani, relégué cette saison en Serie B après une énorme bourde. Retour sur une polémique qui s'annonce.
Le PSG est à un match de l'exploit. Vainqueurs 2-0 au Parc des Princes lors du quart de finale aller, les Parisiens ont pris une option sérieuse sur la qualification. Mais tout le monde le sait : Anfield est un piège. Un tombeau à atmosphère unique où les retournements de situation sont monnaie courante. Luis Enrique, lui-même, a prévenu ses joueurs :
« Il n'y a pas de différence de niveau entre les deux équipes. On a juste joué un match de très haut niveau. Ce sera très difficile de jouer à Anfield. On va souffrir là-bas. J'y ai beaucoup joué comme joueur et entraîneur. Mais on ira comme partout pour gagner et se qualifier. »
Un discours de prudence. Mais cette semaine, un autre sujet vient parasiter la préparation parisienne : l'identité de l'homme en noir.
Maurizio Mariani, un arbitre au parcours chaotique
C'est l'UEFA qui a tranché. Pour diriger ce choc retour, elle a désigné l'Italien Maurizio Mariani. Un choix qui ne manque pas de faire sourciller. Car l'officiel transalpin traverse une saison plus que délicate.
En octobre dernier, lors d'un choc de Serie A entre Naples et l'Inter (3-1), Mariani a commis une erreur d'arbitrage majeure. Une bourde si retentissante que la fédération italienne de football a décidé de le rétrograder... en Serie B. Une sanction rare pour un arbitre de ce niveau, et un camouflet qui en dit long sur sa forme actuelle.
La presse italienne ne s'y est d'ailleurs pas trompée. Le Corriere Dello Sport évoquait récemment « un arbitre de plus en plus controversé ». Pas vraiment le genre de réputation qui rassure avant une demi-finale européenne à huis clos (ou presque) à Anfield.
Un précédent qui inquiète
La question qui brûle les lèvres des supporters parisiens est simple : comment l'UEFA a-t-elle pu confier un match d'une telle importance à un arbitre jugé indigne de la première division italienne il y a quelques mois ? Le timing interroge, d'autant que Liverpool joue à domicile et que l'atmosphère d'Anfield pèse traditionnellement sur les décisions arbitrales.
Le PSG, qui a déjà souffert par le passé de décisions contestées en Ligue des champions, se méfie. Mais Luis Enrique n'a pas souhaité alimenter la polémique en conférence de presse. Pas question de donner des munitions à l'adversaire ou de sembler douter de l'intégrité de l'arbitre avant même le coup d'envoi.
Un match à ne pas manquer
Sportivement, le PSG a toutes les cartes en main. Mais la désignation de Maurizio Mariani ajoute une dose d'incertitude à une soirée déjà explosive. Entre la pression d'Anfield, la nécessité de gérer un avantage précaire et la présence d'un arbitre sous le feu des critiques, le scénario est tout tracé.
Rendez-vous mardi soir pour savoir si la polémique restera dans les vestiaires ou si elle éclatera sur la pelouse. Une chose est sûre : l'arbitre italien sera scruté à la moindre hésitation. Et les supporters parisiens, eux, retiennent leur souffle.