Roberto De Zerbi a quitté l'OM depuis plusieurs semaines, mais son passage sur le banc marseillais continue d'alimenter les débats. Dernière polémique en date : le départ précipité d'Adrien Rabiot, placé sur la liste des transferts après une altercation dans le vestiaire. Un épisode qu'Éric Di Meco, consultant et ancien joueur emblématique du club, ne digère toujours pas.
L'idylle entre Roberto De Zerbi et l'Olympique de Marseille aura duré un an et demi. Arrivé avec l'étiquette d'homme providentiel, le technicien italien a quitté la Canebière par la petite porte, laissant derrière lui un bilan en demi-teinte et une cascade de polémiques. Si son départ acté « d'un commun accord » a soulagé certains, il continue de diviser, notamment sur la gestion de ses joueurs.
L'affaire Rabiot, un tournant amer
Parmi les épisodes les plus marquants de l'ère De Zerbi, l'éviction d'Adrien Rabiot restera sans doute comme l'un des plus mal vécus par une partie du public marseillais. Tout s'est joué dans les dernières heures du mercato estival. Après une défaite à Rennes, une altercation éclate dans le vestiaire entre le milieu international français et son coéquipier Jonathan Rowe. La direction tranche : les deux joueurs sont placés sur la liste des départs.
Rabiot, 30 ans, rebondit alors à l'AC Milan, où il retrouve Massimiliano Allegri, son mentor à la Juventus. Depuis son arrivée en Lombardie, l'ancien Turinois enchaîne les prestations solides et s'impose comme un cadre du vestiaire milanais, au grand dam des supporters marseillais qui n'ont pas digéré son départ précipité.
Di Meco : « J'en veux à De Zerbi »
Invité ce lundi sur les ondes de RMC, Éric Di Meco n'a pas mâché ses mots à l'encontre de l'ancien entraîneur phocéen. L'ancien défenseur, aujourd'hui consultant, estime que la gestion du cas Rabiot a été une erreur monumentale :
« Sur le cas Rabiot, j'en veux à De Zerbi. Quand tu sais ce qu'il te faut pour que ton équipe soit forte, tu ne dois jamais le laisser partir, tu dois le protéger jusqu'au bout. »
Des propos sans ambiguïté, qui traduisent un sentiment partagé par de nombreux observateurs. Pour Di Meco, le club s'est séparé d'un joueur majeur dans des conditions indignes :
« On avait un super joueur, un mec qui secouait tout le monde, mais on l'a dégagé comme un malpropre. »
Un départ qui laisse des traces
Si l'OM a depuis tourné la page De Zerbi en nommant Habib Beye à la tête de l'équipe, le souvenir de cette gestion humaine continue de diviser. Certains estiment que l'Italien a eu raison de vouloir maintenir une discipline de fer dans un vestiaire parfois trop bavard. D'autres, comme Di Meco, jugent que la valeur sportive de Rabiot aurait dû primer sur l'incident.
Pendant ce temps, à Milan, l'intéressé semble avoir trouvé un cadre épanouissant. Interrogé récemment sur son adaptation, Rabiot a salué l'accueil reçu et l'ambiance du vestiaire rossonero. De quoi raviver un peu plus les regrets du côté de Marseille.