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« J'y pense tous les jours » : 20 ans après, la finale perdue de 2006 hante encore Fabien Barthez

📅 2026-02-19 15:45:54 | 🏷 Football

La défaite en finale de Coupe du monde est une cicatrice qui ne se referme jamais vraiment. Avant Kylian Mbappé, dépité sur le banc du stade Lusail le 18 décembre 2022 après la séance de tirs au but perdue face à l'Argentine, d'autres générations de Bleus ont connu cette douleur indicible. Fabien Barthez, gardien légendaire de l'équipe de France, fait partie de ceux-là. Et près de deux décennies plus tard, la blessure est toujours aussi vive.

Il y a des images qui traversent les générations. Celle d'Un homme en bleu, figé, regardant au loin tandis que les Italiens soulèvent le trophée tant convoité. 9 juillet 2006, stade olympique de Berlin. La France s'incline en finale de la Coupe du monde face à l'Italie, au terme d'une séance de tirs au but cruelle (1-1, 5-3 tab). Pour Fabien Barthez, double champion du monde (1998) et champion d'Europe (2000), cette défaite reste une ombre au tableau, persistante, ineffaçable.

« Si mon plus grand regret est de ne pas avoir pu arrêter un tir au but ? »

En mai 2020, invité de l'émission Team Duga sur RMC, l'ancien gardien s'était confié sans fard à Christophe Dugarry et Jean-Louis Tourre. Lancé sur le sujet de cette finale maudite, Barthez avait laissé transparaître une émotion toujours intacte, 14 ans après les faits. Ses mots résonnent aujourd'hui avec une force particulière, alors que les Bleus s'apprêtent à disputer un nouveau Mondial :

« Si mon plus grand regret est de ne pas avoir pu arrêter un tir au but qui aurait pu faire gagner la France en 2006 ? C'est dur, j'y pense encore tous les jours. Et après, je me dis qu'on ne devait pas la gagner. Il n'y avait pas ce qu'il fallait pour la soulever. L'atmosphère et les relations avec le coach ? C'était très compliqué. »

Un aveu rare chez un compétiteur de sa trempe, qui préfère généralement tourner la page. Mais certains matchs, certaines nuits, refusent de s'effacer.

« P*tain, tu aurais pu la sortir »

Au-delà de l'aspect technique des tirs au but, Barthez pointe un mal plus profond : l'absence de cohésion collective. Là où l'Italie faisait bloc, la France des "anciens" et des "nouveaux" peinait à trouver une direction commune. Un déséquilibre que le gardien analyse avec le recul d'un homme qui a connu les sommets en équipe comme en club :

« Les tirs au but étaient bien tirés. Toute ma carrière, je me suis toujours dit chaque nuit après chaque match : p*tain, tu aurais pu la sortir. Tu comprends bien qu'après 2006, ça reste quoi. Il n'y a pas de secrets. En face, l'Italie, c'était un groupe. Si tu ne joues pas en équipe, tu ne tires pas dans la même direction. Ça ne marche pas à ce niveau-là, ça ne passe pas. »

Un constat implacable, qui renvoie à l'importance de la dynamique collective dans les grands rendez-vous. La même dynamique qui avait porté les Bleus en 1998 et 2000, et qui a cruellement fait défaut en 2006.