Alors que l’équipe de France a découvert ses adversaires pour la Ligue des Nations 2026-2027 – l’Italie, la Belgique et la Turquie – Didier Deschamps a profité du tirage pour envoyer un message clair à l’un des gardiens français les plus en vue. Présent à l’événement malgré son départ programmé des Bleus après la Coupe du monde 2026, le sélectionneur a tenu à rappeler une vérité implacable : en football, les certitudes n’existent pas.
Interrogé sur la forme actuelle de Lucas Chevalier, moins en vue ces dernières semaines sous les couleurs du PSG, Deschamps n’a pas esquivé. Avec son franc-parler habituel, le Basque a posé les termes d’une concurrence qui reste ouverte, à quelques mois du Mondial américain.
« Il peut se passer beaucoup de choses d’ici mars »
« Il y a quelques mois, beaucoup voyaient Lucas Chevalier détrôner Mike Maignan. Mais le football va très vite, et un gardien n’échappe pas à cette règle. Une période de moins bien, un temps de jeu réduit… D’ici le rassemblement de mars, tout peut basculer », a prévenu Deschamps au micro de L’Équipe.
Le technicien n’a pas cherché à masquer sa préoccupation concernant le manque de rythme de l’ancien Lillois : « Sa situation n’est pas idéale, ni pour lui, ni pour nous. Mais c’est Luis Enrique qui est aux commandes à Paris. Je ne peux pas décider à sa place. Ce que j’attends, c’est que Lucas retrouve du temps de jeu et de la confiance. Si la tendance s’inverse, tant mieux pour tout le monde. »
Pas de place pour l’improvisation
Deschamps a également coupé court aux spéculations sur une éventuelle convocation surprise de gardiens moins exposés médiatiquement : « Butez, Risser ? Ce sont de bons gardiens, nous les suivons évidemment. Mais le poste est trop spécifique pour envoyer n’importe qui dans le grand bain. L’expérience compte, et elle pèsera dans la réflexion finale. »
Un avertissement en forme de piqûre de rappel pour Lucas Chevalier, qui devra rapidement inverser la dynamique s’il espère figurer dans la liste des prétendants au poste de numéro un chez les Bleus. En attendant, le chronomètre tourne. Et comme Deschamps l’a si bien résumé : « On verra en temps et en heure. »